édition 2014 - 2015

La transatlantique des amateurs de 40 ans

Lorient 16 Juillet 2017 Barcelone 12 Juillet 2017

madère martinique

Depart de Lorient

120 j
18 h
45 mn

actualité

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16 Février 2017

À 5 mois du grand départ, les quadrasailors s’échauffent

C’est la première fois qu’ils se préparent avec autant de méthode et de sérieux. En Atlantique comme en Méditerranée, les concurrents de la Transquadra-Martinique se regroupent ou s’organisent pour s’entrainer en vue de leur transatlantique… Des formations suivies avec assiduité et sérieux, mais ces rendez-vous n’en restent pas moins invariablement conviviaux : les quadrasailors savent vivre ! 

CEM-VHilaireJamais, en près d’un quart de siècle de Transquadra, on n’avait vu des concurrents aussi déterminés à cadrer leur préparation technique et sportive avant de s’élancer sur l’Atlantique. Par petits groupes, de nombreux équipages engagés sur la prochaine Transquadra-Martinique participent à des stages d’entrainements : sorties en mer bien sûr, mais aussi, cours de stratégie, de mécanique, d’électronique, de réglages de safrans, de voiles…

Ces quadrasailors sont studieux et ravis d’apprendre auprès de professionnels du nautisme et de la course au large. Tous excellents marins, ils n‘avaient cependant, pour une grande majorité, jamais bénéficié d’une telle approche de la recherche de performance.

Personne en revanche ne perd de vue que la Transquadra-Martinique reste un pur plaisir et ces formations, qu’elles soient bretonnes, rochelaises ou encore grand mottoises sont invariablement conviviales !

Tour d’horizon de ces formations

LGL-BernotÀ Lorient, ville de départ de la Transquadra-Martinique, des stages très complets ont été mis en place par Lorient Grand Large dès l’automne dernier. Entrainements en mer avec Tanguy Leglatin, météo et stratégie avec Jean-Yves Bernot, formation à l’électronique, l’électricité, la motorisation, ainsi que de la préparation physique…

« Nous imaginions accueillir une dizaine de bateaux, ce sont finalement 15 concurrents qui ont répondu présents ! Ils sont tous assidus, intéressés et réceptifs.

Ils ont sincèrement apprécié le bon niveau des formateurs que certains ont sollicité comme prestataires. Nous avons même rajouté des journées de navigation de façon à pouvoir dissocier les entrainements solitaires et doubles : ce sera plus pertinent », détaille Christophe Baudry, directeur de la structure lorientaise.

 

PontonSRRÀ La Rochelle, une vingtaine d’équipages (dont 7 solitaires) se retrouvent une fois par mois, depuis le mois de septembre, pour trois grosses journées d’entrainements et de conférences menées par des intervenants professionnels, sous l’égide de la Société des Régates Rochelaises.
« Ça démarre à 9h le vendredi, on part sur l’eau et de retour à terre on fait des conférences sur la météo, les réglages de mât, des safrans, des voiles… », précise Marc Reine, Conseiller technique national qui anime ces rendez-vous mensuels. « Les coureurs ont vraiment envie de progresser, mais tout cela se fait dans un esprit très convivial. Nous dinons tous ensemble le vendredi, nous décidons ensemble des points à travailler et du programme des entrainements.

Si certains n’ont pas encore leur bateau, ils naviguent avec d’autres ou avec des solitaires. En fait, c’est plus une bande de copains ! »

D’autres équipages IRC se joignent à ce groupe, certains ont déjà participé à la Transquadra, d’autres l’envisagent...

CEM-VHiaire2À la Grande-Motte, le Centre d’Entrainement Méditerranéen, à la demande des trois équipages basés à Port Camargue, a mis en place un programme d’entrainement. Un groupe de 7 à 8 bateaux a été constitué avec d’autres IRC de façon à donner plus de corps à ces journées qui débutent par un briefing avant de partir travailler au moins 4h en mer puis de « débriefer » ensuite au club. 6 à 7 journées ont ainsi été programmées entre novembre 2016 et avril 2017.

« Nous sommes coachés par des figaristes, Christopher Prat ou Mike Cohen, selon le planning. Nous sommes tous des bizuths de la Transquadra, nous apprenons énormément au contact de ces professionnels ! Nous travaillons les manœuvres, la gestion de parcours, la prise d’informations météo, etc. Le CEM est vraiment un très bel outil ! », se réjouit Bertrand Gassier (solo, Pogo 30 Pleine Lune).

 

Un peu plus à l’est, en revanche, à Marseille, Antibes, point de structure pour cadrer des sorties en mer et mobiliser des professionnels. Les coureurs de la Transquadra-Martinique se retrouvent cependant sur les principales épreuves IRC ouvertes aux solitaires et aux duos. « Nous allons tous participer à la course « Au large de Saint-Tropez » (coup d’envoi le 18 mars) qui propose un parcours de 400 milles pour les solitaires, 600 milles pour les doubles (et 900 milles pour les équipages). Nous ferons d’autres régates dans la saison ainsi que des runs de 24h », annonce Frank Loubaresse (en duo avec Matthieu Foulquier Gazagnes, Sun Fast 3600 Twinl – Cessions d’entreprises). « C’est moins facile de s’organiser ici qu’en Atlantique, mais on navigue ! »

« Difficile d’avoir une dynamique de groupe ici : nous sommes peu nombreux et tout le monde manque de temps… », confirme Frédéric Ponsenard (solo, A35 Coco), « mais on participe à toutes les courses en solitaires ou en doubles. Je fais aussi de l’équipage, mais en monotypie, c’est plus intéressant ! En tous cas, ce qui est génial, c’est que sur les stages de survie et les régates, on se retrouve entre « Transquadras » et il y a à chaque fois une grosse ambiance avec beaucoup d’échanges et de partage. Il y a un vrai esprit Transquadra ! »

 

Enfin, quelques concurrents ont préféré les cours particuliers, à l’instar des duos Patrick Baune et Jean-Eude Renier (JPK 10.80 Shaitan) basés à Lymington ; Jean-Yves Legall et Antoine Le Villain (Ofcet 32 On Line) et Pascal Chombart de Lauwe et Fabrice Sorin (JPK 10.10 Ogic). Ces trois duos ont fait appel au figariste Corentin Douguet : « Chacun a son programme et une préparation dédiée. On définit des priorités. Une grande majorité a déjà beaucoup de milles à son actif, mais, la plupart du temps, ils découvrent l’équipage réduit. C’est là que réside le gros du travail : arriver à une bonne maîtrise technique de son bateau (toujours avoir la voile du temps, être à l’aise dans ses manœuvres et dans ses déplacements à bord) afin de se libérer pour le reste : la stratégie, les réglages…

C’est comme ça que l’on travaille en Figaro Bénéteau, il n’y a pas de secret, il faut maîtriser son support pour pouvoir commencer à performer. »

Corentin complète ces séances par des formations météo en binôme avec Jean-Yves Bernot : « C’est une démarche globale. L’idée est que cela reste un loisir, mais ils ont tous très clairement envie de progresser ! »
 
Crédit photo CEM : Vincent Hilaire
 

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