édition 2014 - 2015

La transatlantique des amateurs de 40 ans

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madère martinique

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13 Février 2018

Ozon devant, la meute derrière

Le ciel se dégage au-dessus de la flotte des quadrasailors. L’ambiance botte, ciré, mer croisée et grains du début de course laissent progressivement place à une atmosphère plus harmonieuse : les étoiles sont au rendez-vous, la houle s’installe, les marins prennent leurs marques. Côté classement, peu de changement, même si, au grès des empannages, la flotte a tendance à glisser un peu plus sud…

 

Implacablement, impeccablement aussi, Alexandre Ozon (Team 2 choc), à chaque pointage, creuse son avance sur le reste de la flotte. Ses quelque 10 milles de mieux sur Jean-Pierre Kelbert (Léon) hier à la mi-journée ont été multipliés par 4 ce matin ! Tandis que les 70 milles de décalage nord/sud qui les séparaient stratégiquement ont été réduits à néant : le Lorientais a empanné en fin de journée hier pour se recaler au sud, en prévision sans doute de l’affaiblissement attendu de l’alizé sur la route directe, tandis que le Rochelais avait tiré un petit bord vers le nord-ouest hier matin.

Les deux leaders sont désormais sur un même et seul axe : ambiance course-poursuite !

Dans leurs sillages, à 25 – 30 miles, trois solitaires bataillent pour la troisième place : Stéphane Bodin (Enertek Wasabi), Frédéric Couture (Be Happy) et l’impressionnant bizuth et doyen de la course du haut de ses 73 printemps Patrick Roséo (Safran Rouge) dans le top 5 depuis le départ, sur une belle route sud. Ces trois-là se tiennent en moins de 10 milles, caps et vitesses similaires… ils n’ont sans doute pas fini de s’épier !

 

En double, le duo Monin/Belloir (Yuzu) a lui aussi plongé sud hier, laissant le leadership à la paire Valraud/Peponnet (Bouznik), ce matin à une vingtaine de milles dans leur nord. Philippe Girardin et Gwénaël Thomas (Jataka) sont 3e en embuscade un peu au sud. Dans leur sillage, pas moins de 7 bateaux se tiennent en une dizaine de milles, qui un peu plus nord, qui un peu plus sud… Là encore, chaque empannage, chaque placement comptera.

 

Gwen Roth, en double avec François-René Carluer (Agence directe 3,9 %), résume bien cette ambiance : « Tout se passe bien, quelques bricoles, mais rien de très inhabituel sur un voilier. La nuit est magnifiquement étoilée, on mesure la chance que nous avons d’être ici. On est sur le mode régate au milieu de l'Atlantique, réglages sans compromis, et en plus on croise et recroise nos concurrents... au fur et à mesure qu'on les rattrape, ce qui n'est pas pour nous déplaire. »

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