édition 2014 - 2015

La transatlantique des amateurs de 40 ans

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madère martinique

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14 Février 2018

Coup de mou annoncé

Depuis hier, les coureurs parlent avec plaisir des premiers rayons de soleil, des vestes de ciré qui tombent… Après plus de trois jours et trois nuits de mer, et une route globalement assez sud par rapport à la route directe, la tête de flotte a en effet déjà parcouru 800 milles soit un tiers du parcours.

Mais les belles moyennes de 8 à 9 nœuds devraient chuter dans les heures à venir, l’anticyclone situé juste au nord de la route directe prend ses aises et perturbe l’alizé. Les concurrents les plus à l’ouest seront les moins pénalisés, moins longtemps en tous cas car sur la deuxième partie du parcours, le flux de nord-est reprend du coffre. Bref, la flotte pourrait s’étier en longueur d’ici la fin de semaine.

 

Côté classement, toujours peu de changement si ce n’est qu’Alexandre Ozon (Team 2 Choc) a encore gagné 25 milles sur ses poursuivants. Il devance ce matin Jean-Pierre Kelbert (Léon) toujours 2e, de 70 milles (contre une quarantaine hier). Le « petit rose » est quasi systématiquement plus rapide que l’ensemble de la flotte, doubles compris. Alex écrivait hier soir : « Je suis toujours, depuis le top départ, sous psi médium et GV haute. Pas encore changé, j'espère que la drisse là-haut ne souffre pas trop. Ca a été musclé avec une première nuit assez engagée et une deuxième pareil, des claques à plus de 35kts... chaud sous spi. Côté trajectoire, j'avoue avoir un peu pris des risques quand on voit tous les cadors à l'opposé. Je pense que ça se finit plutôt bien, mais à un moment je me posais des questions. Sinon ça déroule avec une mer des fois croisée des fois porteuse des fois bizarre. »

Bref, le Rochelais mène une course engagée, mais maîtrisée et ne déplore jusqu’ici aucun casse.

Derrière les deux leaders, Stéphane Bodin (Enertek Wasabi), Frédéric Couture (Be Happy) et Patrick Roséo (Safran Rouge) ont plongé sud dans un bel ensemble, ils sont 45 milles plus bas que les deux leaders et à 115 – 125 milles en distance au but : option à suivre.

 

En double, Valraud/Peponnet (Bouznik) et Monin/Belloir (Yuzu) sont toujours au coude à coude au classement, mais sur des routes un peu différentes (15 milles d’écart en latéral) talonnés (à 4 milles) par Girardin/Thomas (Jataka), et le duo Carluer/Roth (Agence Directe 3,9%) a fait le pari d’une route plus directe relativement nord.

 

Quelques échos du large

L’intégralité des messages est à retrouver sur le site de la course

 

Eric Chalaux (Passagers du vent 2)

Des nouvelles du large pour mon petit 31.7 qui vogue toujours sous spi rose et, depuis ce matin, entre le Dufour 34 "KIMBE RED" et le Dufour 36 "WATER BOYS".

Le rythme se prend doucement depuis le départ avec cette journée plus calme, avec moins de grains et un alizé plus régulier qu’hier. J'espère ne pas tomber dans la zone de calmes qui se profile pour après demain.

 

Jacques Amédéo et Brice Tailliandier (Sephora Marine Pool)

La nuit fut calme et nous sommes allés vite sous spi. Mais au petit matin notre spi s'est à son tour déchiré sur plus de 8 mètres. Nous avons passé plus de 5 heures pour tout recoudre et coller à deux.

Le moral est toujours bon à bord où nous étudions avec très grande attention comment passer la zone sans vent qui est devant nous.

 

Jean-Yves Le Gall et Antoine Le Villain (On line)

On a enfin pu envoyer le grand spi (qu'il nous faudra quand même bien gérer).
On file rejoindre les copains !

L'équipage a pris son rythme. On dort notre saoul le jour et on n'a pas de ressenti de fatigue. On se nourrit bien.

 

Olivier Hausheer et Nedeljko Mahmutovic (Miramar IV)

Au matin du troisième jour (mardi), on espère sortir un peu des grains et de la fraicheur des nuits sans lune, et (presque) sans étoiles.

La journée d’hier a consisté en de fréquents changements de spis en raison des grains.

Durant les longues nuits, un petit contact VHF avec un concurrent, ça fait toujours du bien. Cette fois-ci, c’était avec le bateau Passagers du Vent. Quelques mots sur nos aventures de l’après-départ, et puis : « bonne route, soi prudent, à bientôt », et les feux de navigations se perdent dans le fond de l’obscurité. C’est vraiment sympathique ces échanges, et tellement fraternel.

 

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