édition 2014 - 2015

La transatlantique des amateurs de 40 ans

Lorient 16 Juillet 2017 Barcelone 12 Juillet 2017

madère martinique

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27 Février 2018

Les amis d’abord

La Transquadra – Martinique est une course, indéniablement. La ligne d’arrivée franchie, la régate continue : on compte les points, on refait le match, on regrette, on brûle d’envie d’y retourner histoire de mieux faire, bien sûr. Une façon de prolonger l’histoire peut-être…

 

Mais, la Transquadra c’est aussi, autant ? plus ? une histoire de copains, d’amis. Cette dimension humaine surprend parfois les bizuths, les récidivistes viennent y prendre leur dose trisannuelle, tous y goûtent avec bonheur.

 

A La Rochelle, en Méditerranée et, de-ci, de-là le temps d’une option commune, d’une galère technique, la magie a opéré.

Philippe Girardin (Jataka) : « Côté course, j’avoue préférer le rythme soutenu des épreuves côtières, mais, côté humain, les relations qui se créent en mer, par VHF, même avec des concurrents que l’on ne connaissait pas, resteront… »

Eric Chalaux (Passager du Vent) : « Et puis, il y a des liens qui se sont créés sur l’eau… »

 

 

 

Le team La Rochelle      

« Nous avons la chance de faire partie du Team Transquadra La Rochelle : nous vivons, grâce à ce groupe, une aventure humaine très forte. Il y a une émulation et une entraide géniales ! Sans eux nous ne vivrions pas la course aussi bien ! Tu n’es pas tout seul quoi ! Et je suis sûr qu’en mer, ça va continuer, on va s’appeler et s’écrire… » expliquait Patrick Baggio (Vari) avant de s’élancer sur sa première transat, il y a 15 jours, à Madère.  

Et, effectivement, en mer, la synergie a fonctionné à plein, tandis qu’au ponton, au Marin, les amitiés d’avant la course ont définitivement pris racine.

« D’une structure technique, le team a pris une dimension humaine qui fait aujourd’hui sa force », renchérit Alain Roland, l’un des piliers originels de ce groupe. « Ce qui prime aujourd’hui, c’est que nous avons, avant tout, plaisir à nous retrouver », sourit Alain Roland (Tycocco).

 

Une team organisée

Mais attention, pour intégrer cette équipe, il faut, comme pour la Transquadra, répondre à certaines exigences : avoir plus de 40 ans, un bateau de série entre 9 et 12 m et s’engager, sur trois ans, à participer à plus de 60% des entrainements et à disputer au moins une course au large (en solitaire ou en double) par an les deux premières années. La Transquadra restant le point d’orgue de ce programme. 

En contrepartie de quoi, les membres de cette « team » bénéficient de tarifs préférentiels au port de La Rochelle, de tarifs mutualisés des formations techniques, des entrainements organisés par Marc Reine et, bien sûr, de cette inestimable dimension humaine qui fait la force de tout groupe.

 

 

 

Les Méditerranéens : tous pour un…

Un autre groupe, sans règle, sans nom, s’est spontanément constitué entre les Méditerranéens partis de Barcelone. Il a fallu qu’ils décident de quitter leur belle Bleue pour se découvrir et s’apprécier.

Là aussi, des liens d’amitié se sont noués, en amont et, surtout, au cœur de cette Transquadra - Martinique.

« A Barcelone, c’était très sympa, nous nous sommes découverts », explique Bertrand Gassier, skipper de Pleine Lune. « Mais là, les échanges pendant cette 2e étape ont été très forts, parce qu’il ne s’agit pas seulement de personnes réunies autour d’une passion commune, mais unies par le partage d’une aventure peu ordinaire : traverser l’Atlantique à la voile, en course, ce n’est pas comme prendre l’ascenseur… »

 

Chaque jour que cette course a fait, ils se sont raconté leurs (més)aventures quotidiennes, leurs joies, leurs émotions… Ils ont écrit utile et exprimé aussi – surtout – leurs fantaisies, parfois avec poésie, toujours avec sincérité et l’envie de partager.

 

 

 

Morceau choisi…

Bertrand, Pleine Lune : « 
Depuis quelque temps, je suis dans une nouvelle école : la Transquadra elle s’appelle. 
Le Directeur, c’est Monsieur Lang, et l’instit Monsieur Bolo. Ils ont un uniforme rouge et sont très sévères.

On fait surtout des sorties de classe sur l’Atlantique, et après, il faut faire une rédaction. « L’Atlantique, c’est très grand, et peuplé de poissons volants. 
Les routes sont très cabossées.
 Les poissons volants, c’est con comme les poules qui traversent sans regarder…


Si t’es pas sage, le ciel te met une baffe : un grain ça s’appelle… Sinon, il peut aussi faire des nœuds à ton mouchoir (et les tremper dans l’eau, mais ça c’est une autre histoire…). Dans ce cas tu vas au piquet en haut du mât. Même les filles…


La cantine est pas terrible. C’est toujours la même chose, et moins bon qu’à la maison. Heureusement tu peux mettre les coudes sur la table et les doigts dans ton assiette !


Heureusement les copains sont très sympas. On rigole bien. Y en a un qui s’est battu et a eu 4 dents cassées, personne n’a balancé. D’un autre côté, c’est notre Assurancetourix le barde, on l’aime beaucoup, on sait pas ce que l’on chanterait sans lui.


Y en a un autre qui a eu son vélo cassé, on sait pas qui c’est, personne s’est disputé, au contraire. On va essayer de l’aider.


Dans cette classe, c’est l’inverse de d’habitude : les corses et les marseillais sont aux premiers rangs…
Dans mon ancienne école, ils étaient au fond près du radiateur. 
On a dû leur promettre une libération pour bonne conduite.


Dans la classe supérieure, yzon mis des bretons. Y sont super sérieux. On a bien essayé de tripatouiller le classement en temps compensé, comme on fait chez nous, mais au bout de 2 jours M. Tourin à tout découvert.
 Moi ça me gêne pas d’être redoublant, je préfère rigoler avec les copains.

Voilà, j’espère néanmoins avoir une assez bonne note à ma rédac et passer dans la classe d’au-dessus dans quelques jours"


Je vous embrasse les amis

 

 

 

 

 

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