édition 2014 - 2015

La transatlantique des amateurs de 40 ans

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28 Février 2018

Les femmes de la course

Quatre femmes* étaient sur les rangs de cette Transquadra Martinique, trois en couple, une avec un ami. Regards de femmes sur cette grande première qu’elles viennent de vivre…

 

Trois d’entre elles sont des régatières, Véronique Lefort a eu, elle, une approche différente, courageuse, et aujourd’hui, elle n’a qu’une envie : repartir en mer !

Véronique:« Je voulais faire la Transquadra pour m’aider à passer le cap des 50 ans, me prouver qu’on peut encore relever de beaux challenges à cet âge-là : ça c’est fait, et très bien fait. Il y a encore plein de choses à faire et je me sens prête pour ça !

J’avais besoin de ça pour passer ce cap-là.

J’étais stressée avant de partir, parce que je suis anxieuse. Là, j’avais peur du spi, parce que c’est une voile super puissante, je n’ai pas assez d’expérience, je ne maîtrise pas ça du tout. Mais il fallait y aller… j’ai eu des moments assez durs, mais il fallait que je tienne.

J’ai pris mes marques assez vite, mais je ne me suis jamais sentie super à l’aise au dessus de 17 – 18 nœuds, mais j’ai toujours fait mes quarts, comme un bon petit soldat. J’aidais aux manœuvres, il pouvait se reposer sur moi. Et Etienne a toujours fait attention à ce que je sois bien. »

 

 

 

En haut du mât, c’était magnifique

Son anxiété ne l’a pourtant pas empêché de grimper en haut du mât défaire une cocote récalcitrante : « On a fait une cocotte, au bout de 2h d’efforts, Etienne me dit qu’il ne peut rien faire. On a attendu que le jour se lève, il a tout préparé, m’a bien expliqué ce que je devais faire et ça s’est bien passé.

J’ai trouvé ça très beau là haut ! Le bateau blanc, le spi blanc, l’immensité de la mer : c’était magnifique ! Ça redonne la pêche ! »

 

Pour Tatianna, cette transat était aussi une première. C’est bien simple, elle a commencé la voile il y a 2 ans, en vue de participer à la Transquadra. Tatiana a eu droit à une formation accélérée : entrainements, participation à toutes les courses en double du circuit IRC : « je me suis régalée » sourit-elle. « Et, entre les deux étapes, nous sommes allés tous les mois à Madère pour naviguer pendant trois jours à chaque fois ! »

Tatiana était prête, elle a tout donné, fait ses quarts, manœuvré, mais les conditions météo très rudes « il y avait des vagues énormes, c’était franchement impressionnant quand le bateau partait en surf, et la mer croisée, c’est dur… Une semaine ça va, mais 15 jours, c’était épuisant », dit-elle avec un grand sourire.

Il serait étonnant qu’on ne la revoie pas sur e circuit IRC, voire sur la Transquadra !

 

 

 

Anne Derussy, envie de performer… :« C’est quelque chose d’original que je n’avais jamais fait ! Je ne savais si ça allait me plaire ? Le plus long en régate pour moi c’était une semaine !

On prend un rythme… mais je ne sais pas si je le referai.

On avait l’impression d’être en Méditerranée jusqu’à il y a 3 jours à cause du vent très irrégulier, de la mer croisée… façon machine à laver !

C’était vraiment fatigant, on ne s’attendait pas à ça !

Il faut avoir un bon bateau, bien se préparer, ne rien laisser au hasard.

Si je devais repartir, je le ferais avec un bateau plus compétitif pour jouer avec les bateaux les plus rapides. »

 

 

 

Transater avec l’homme que tu aimes…

Véronique Lefort : « On avait nos rituels : nous prenions les petits déjeuners et dîners ensemble, on a beaucoup parlé, différemment qu’à terre parce qu’on était pas pris par la routine du quotidien.

On s’est un peu redécouverts, je ne m’attendais pas à ça, ça renforce le couple. C’était une des belles surprises de cette transat.

Tu redécouvres l’autre, tu vis et partage un moment hors norme avec l’homme que tu aimes… »

 

Anne Derussy : « Mon mari a été exceptionnel ! C’est à vivre en couple. Mais à mon avis on n’en sort pas indemne : ou ça forge le couple ou ça le casse à mon avis. Si demain on doit choisir de vivre avec quelqu’un, on l’emmène une semaine en régate, il n’y a pas mieux pour révéler les caractères !

Pour nous ce n’était que du bonheur ! Mon mari a été hyper sympa avec moi, je le félicite ! Parce qu’habituellement sur les régates côtières, ça crie un peu, mais là, pas du tout !

On faisait les manœuvres à deux, on essayait de recréer un rythme, une organisation, comme à la maison. »

 

La Transquadra, source d’envies

« Ici, on voit les bateaux de voyages, ça donne des idées… pourquoi ne pas repartir d’ici une dizaine d’années sur un rythme de 6 mois en mer ? De toute façon, on va continuer à naviguer… »

 

 

* Les femmes de la course

Tatiana Shyshkanova en double avec Patrick Isoard, 26e doubles atlantiques

Claire Palthey en double avec son mari Jean-Bernard, 31e doubles atlantiques

Véronique Lefort, en double avec son mari Etienne, 7e doubles méditerranée

Anne Derussy ; en double avec son mari Louis-Christian, 8e doubles méditerranée

 

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