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01 Mars 2018

Daniel et Gérard : une leçon de courage et de volonté

Ils ont été accueillis avec toute la chaleur et l’admiration que méritait leur course magnifique : une leçon de courage et de volonté.

Daniel Tinmazian et Gérard Guilluy, qui ont porté haut sur l’Atlantique les coureurs de l’association Lpliz.com, sont arrivés ce jeudi, au coucher du soleil au Marin, fermant la marche de la flotte des doubles méditerranéens.

 

Peu après le départ de la 2e étape au large de Madère, Daniel Tinmazian et Gérard Guilluy (Lpliz.com) ont été victimes d’un violent départ au lofe : Daniel est sévèrement blessé à la joue (joue entaillée et 4 dents déchaussées) et leur étai est partiellement sectionné.

Ils se déroutent immédiatement sur Funchal où Daniel est très efficacement pris en charge. A sa sortie de l’hôpital madérien, le soir même, Gérard lui apprend qu’il faut changer leur étai, s’ils souhaitent repartir.

L’équipage de Comptoir Nautique (Alexis Megret et Laurent Mahy), malheureusement victimes d’un démâtage, leur donne leur étai. Le temps de tout organiser, 48h après le coup d’envoi de la transat, Daniel et Gérard faisaient à nouveau route vers les Antilles.

Une nouvelle course venait de commencer…

 

Comment s’est prise la décision de repartir ?  

Daniel : « Il fallait valider mon état de santé, d’ailleurs à ce sujet, je souhaite remercier les Portugais qui nous ont pris en charge, tout le monde à l’hôpital de Funchal était top, puis l’état de santé du bateau. Une fois ces deux points réglés, il fallait prendre une décision : rentrer en Méditerranée ou repartir. Les deux étaient aussi difficiles l’un que l’autre. Et il y avait tellement d’enjeux avec la famille, les amis, et puis aussi les engagements financiers et logistiques pris pour venir ici, que c’est la course qui l’a emportée ! »

 

Tu avais un traitement de choc ?

Daniel : « Oui j’avais des antibiotiques, des antidouleurs, des pastilles d’azote… J’avais la joue gonflée façon oreillons ! J’ai eu mal les 3 – 4 premiers jours. »

 

Comment avez-vous réussi à vous remettre en mode course ?

Daniel : « Ca s’est imposé tout seul. On a quitté le ponton de Funchal et on s’est dit maintenant, faut y aller, il faut rattraper les autres ! »

Gérard : « on aurait bien aimé rester dans le paquet avec lequel nous étions au départ, ça marchait bien, on se serait bien amusés, mais, à partir du moment où a décidé de repartir, très vite on a tourné la page. On est rentré dans une autre course. Différente de celle qu’on avait entamé, mais on était à 100% en mode course. »

 

 

 

Au bout de 10 jours de course, vous avez réussi à rattraper votre retard…

Daniel et Gérard : « On attendait avec impatience les positions des concurrents, c’était très motivant, on était complètement dans la course. On était dessus tout le temps. »

Gérard : « On a beaucoup travaillé la météo. Et on se mettait un routage avec quelques heures d’avance : ça nous faisait un lièvre qu’on essayait de rattraper ! Honnêtement on n’a pas vu le temps passer. »

 

Les échanges nourris et quotidiens au sein du groupe méditerranéen : ça vous a aidé ?

Daniel : « C’était magique ! Ça nous a donné un super coup de boost. »

Gérard : « On échangeait matin et soir, c’était très fort, drôle, motivant… j’ai même écrit des poèmes »

 

Ce n’était pas la course que vous attendiez mais elle fut belle quand même ?

Daniel et Gérard : « Très belle ! Et puis tout le monde est là pour nous accueillir, c’est fantastique ! Nous n’aurions jamais eu un tel accueil si nous étions arrivés premiers ! »

 

 

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