édition 2020 - 2021 Lorient - Marseille - Madère - Martinique

3 confinements et ça repart !

84 bateaux seront au départ de la prochaine Transquadra Madère – Martinique ! Les coureurs ont en effet, en grande majorité, su ou pu patienter le temps nécessaire et ils seront bel et bien au rendez-vous des copains pour batailler sur l’Atlantique, à la fin aout. Un joli cadeau pour les organisateurs qui souffleront les 10 bougies de cette transat réservée aux coureurs amateurs de plus de 40 ans. Une course à part, qui a su séduire dès sa première édition, il y a de cela presque 30 ans…

 

Depuis sa création en 1993, la Transquadra rassemble, tous les trois ans, quelques 150 coureurs et leurs familles autour d’un événement à la fois sportif et convivial, c’est ce qui fait son succès : « on revient pour retrouver les copains… mais on ne signerait pas s’il n’y avait pas la perspective de belles bagarres sur l’eau ! »

Le gratin des coureurs IRC, habitué des parcours construits, ne boude en effet pas son plaisir de régater sur ce tracé transatlantique pour batailler dans le top 10. Tandis que pour le gros de la flotte, la Transquadra est une tranche de vie, un rêve qui devient réalité, un baptême transatlantique qui restera à jamais gravé dans leur sillage de marin.

 

D’un cœur de ville à l’autre… 

Pour la première fois cette année, la flotte méditerranéenne s’élancera de Marseille (au lieu de Barcelone). « Nous serons reçus à la Société Nautique de Marseille, club historique de la cité phocéenne, au cœur de la ville, dans le vieux port, face à la mairie : c’est un bel honneur, nous avons hâte d’y être ! », sourit Frank Lang, président de la Transquadra Madère - Martinique.

A Madère, le ponton course sera aménagé dans l’enceinte du port de Funchal, au pied de la ville… comme cela avait déjà été le cas il y a dix ans : « nous serons accueillis par la région de Madère en collaboration du club nautique de Funchal, ce sera comme toujours un grand bonheur ! »

 

Immuable règle des 2/3 - 1/3

Parmi les choses qui ne changent pas au fil des éditions, c’est la règle des 2/3 de bizuths, 1/3 d’habitués. Elle est encore vraie cette année avec 75,5 % de bizuths sur l’ensemble de la flotte. Les nouveaux venus sont logiquement plus nombreux chez les doubles (85%) alors qu’ils ne sont que 40% chez les solitaires.

Des bateaux taillés pour la Transquadra

Le succès de la Transquadra se mesure aussi à chaque salon nautique : depuis plusieurs années, en effet, les nouveautés IRC sont « typées Transquadra », à l’image, par exemple, des derniers nés des chantiers Jeanneau et JPK, les Sun Fast 3300 et le JPK 10.30.

On retrouve ainsi une quarantaine de Sun Fast, au sein de la flotte 2021, dont la moitié sont des Sun Fast 3200 et une petite dizaine du nouveau Sun Fast 3300. Jean-Pierre Kelbert, patron du chantier JPK et habitué de la course ne sera pas au rendez-vous de cette 10e édition, mais son chantier est, comme toujours, très bien représenté avec une vingtaine de JPK (dont une dizaine de JPK 10.10 et cinq JPK 10.30).

 

A chacun son adrénaline

Sur les 147 concurrents engagés cette année, y a donc ceux qui viennent chercher le piment de la compétition et d’autres le sel de l’aventure.

Dans la première catégorie, on retrouve bien sûr le tenant du titre en solitaire, Alexandre Ozon (Sapristi !) qui avait dominé la flotte en 2017 malgré l’habilité et la vitesse de son dauphin d’alors, Jean-Pierre Kelbert. Le charentais revient à la barre d’un Sun Fast 3300… Il faudra notamment aussi compter sur ses camarades d’entrainement du pôle de La Rochelle pour truster les pôles positions : Stéphane Bodin (Wasabi II), Frédéric Couture (Be Happy), Jean-François Hamon (Festa), Jean-Marc Riebell (Whatelse)… Deux solitaires méditerranéens, Frédéric Ponsenard (Coco) fidèle animateur de l’épreuve et Arnaud Vuillemin (Jubilations) qui passe du double au solo cette année, viennent gonfler les troupes Atlantiques.

En double, Gérard Quenot et Jérôme Apolda (Mécanique Expertise) 3e en 2017, reviennent avec une grosse motivation et des milles d’entrainement à leur actif, Olivier Grassi et Eric Troussel (Grassi Bateaux), Stéphane Bailly et Hervé Geraud (L’Indien), Eric Guigné et Tangi Caron (Ose) sont eux aussi, notamment, attendus aux avant-postes ainsi, bien sûr, qu’une paire de redoutables sudistes : Bernard Mallaret associé à Denis Infante (Euro Voiles).

 

« Alex Ozon remet son titre en jeu, il sera cette fois à la barre d’un Sun Fast 3300, il n’aura donc pas la même différence de vitesse avec le reste de la flotte qu’il y a 3 ans avec son Bepox 990 typé pour le portant dans la brise. Le jeu devrait donc être plus ouvert cette année », analyse Mico Bolo, directeur de course.

Bref, une jolie bagarre de stratèges et de carènes s’annonce ! Mais n’oublions pas que la compétition n’est que la partie emergée de cet iceberg nommé plaisir du large et de l’aventure partagée…

 

Alors, rendez-vous les 13 et 18 août à Marseille et Lorient pour les premiers coups de canon de cette édition anniversaire !

 

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Les grandes dates de la Transquadra Madère - Martinique

Étape 1

13 août : départ de Marseille (flotte méditerranéenne)

18 août : départ de Lorient (flotte atlantique)

Du 22 au 27 août : arrivées à Madère

 

Étape 2

Février 2022 : départ de Madère (les 2 flottes)

Février/mars 2022 : arrivées au Marin en Martinique

 

3 classements : flotte méditerranéenne (double) et flotte atlantique (solo, double)

+ 1 classement scratch des deux flottes (solo, double) entre Madère et le Marin

84 bateaux engagés au 1er juin 2021, dont 18 au départ de Marseille.

 

 

Les inscriptions au 1er juin 2021

 

 

Lorient

Marseille

Total

Solitaires

23

-

23 (dont 9 bizuths soit 38%)

Doubles

43

18

61

Nbr total de bateaux

66

18

84 (27% de solos et 73% de doubles)

Nbr total de coureurs

110

37

147 (dont 111 bizuths soit 75,5%)

 

 

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La Transquadra Madère – Martinique

Transat dédiée uniquement aux marins amateurs de plus de 40 ans

En double ou en solitaire

Course ouverte aux bateaux de série de 8,50 m à 12 m

10e édition (course créée en 1993)

3800 milles de course

2 flottes            atlantique et méditerranéenne

2 étapes           Étape 1 : Lorient ou Marseille > Madère – Étape 2 : Madère > La Martinique

 

28 ans que ça dure !

Lorsqu’il eut l’idée de créer une transat réservée aux amateurs, disputée en deux temps, en été puis l’hiver suivant, de façon à l’intégrer plus facilement dans les emplois du temps professionnels et familiaux des coureurs, Mico Bolo ne se doutait pas que ce challenge entre copains l’occuperait encore à plein temps 30 ans plus tard : « C’est un succès ! Bien sûr, je ne m’attendais pas à ça lorsque j’ai imaginé cette course il y a 28 ans. Mais, surtout, avec toute l’équipe des rouges (presque la même depuis le début), nous avons réussi à tenir dans le temps : avoir une bonne idée est une chose, réussir à en faire un événement pérenne est un vrai défi. »

 

Frank Lang, président de la Transquadra Madère - Martinique : « La Transquadra, c’est l’évolution dans la continuité. L’organisation et le concept n’ont pas bougé depuis la première édition, mais l’épreuve se renouvèle en permanence, sans créer de rupture : l’ADN de la course reste celui d’une épreuve conçue pour plaire autant aux coureurs qu’à leurs familles, c’est la clé de sa réussite. »

 

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Morceaux choisis

Pascal, 65 ans, retraité : « J’ai toujours dit qu’avant d’être entre quatre planches, il fallait que je traverse l’Atlantique. Mon but sera de me faire plaisir avant tout. Je laisserai les cadors se tirer la bourre entre eux. »

 

Stéphane, 52 ans, directeur technique « Mon objectif est la gagne, même si en solo il y a quelques prétendants bien affutés, je mettrai tous les moyens pour contrecarrer leurs plans. »

 

Damien, 45 ans, ingénieur financier « Le format de la course est génial. Vous apprenez plein de chose sur la première étape et vous repartez vers les Antilles un peu moins con. »

 

Jérôme, 63 ans, cadre d’assurance « La croisière m’ennuie. J’apprécie les longues traversées et les régates entre trois bouées. La Transquadra Madère - Martinique me permet de réunir ses deux plaisirs. »

 

Jean-Christophe, 57 ans, entrepreneur « Je suis tombé dedans à l’avant dernière édition. Depuis, j’ai acheté un 3200 et je navigue beaucoup. Si on veut prendre du plaisir, il faut que l’on soit ambitieux en termes d’objectifs. Dès notre retour, nous allons nous préparer pour participer en 2023 à l’Ocean Globe Race. »