Ça sent le rhum !
Les ETA commencent à s’affiner en ce 11e jour de course ! Alexandre Ozon (Team 2 Choc) est attendu dans la nuit du 13 au 14 février au Marin et les premiers doubles le 14 en fin de journée (heure de Paris). Depuis 11 jours, ils bataillent tous avec de grains et une mer formée. Et le final vers l’arc antillais s’annonce musclé, avec un renforcement du vent et une mer toujours plus instable.
Plusieurs concurrents ont décidé de ranger leurs spis hier. La violence des grains sous lesquels le vent monte à plus de 30 nœuds et même jusqu’à 44 nœuds pour Henri Laurent (Sailgrib) hier après-midi, pousse à la sagesse. Un bon sens marin qui doit cependant batailler ensuite avec la frustration de naviguer parfois sous-toilé entre deux nuages…
Mais certains coureurs ont dû composer hier non plus avec des grains isolés, mais avec de véritables lignes de grains sous lesquelles le vent reste soutenu en permanence.
Rassurez-vous, dès qu’une éclaircie se profile, et c’est en général le cas en journée, les spis fleurissent à nouveau !
Pas de répit donc pour la flotte de la Transquadra Madère Martinique, mais le plaisir reste bel et bien au rendez-vous avec de magnifiques départs au surf « sur des pentes incroyablement longues, j’en rêvais depuis longtemps avec mon Bepox ! », commentait hier Alex Ozon et des bagarres stratégiques à tous les étages !
Plus de pilote pour Mascarpone
La course va prendre cependant une autre tournure pour Hugues Le Cardinal (Mascarpone) : ses deux pilotes sont hors-services… Il est actuellement 5e des solos Performance à 1000 milles de l’arrivée. Il va tenter de réparer, il échange pour cela technique en VHF avec le duo de Vega Prima (Pascal Pic et Philippe Berquin) à 20 milles dans son nord, tandis que le duo Britannique d’Azora (Stephen Thomas et Chris Morton), sollicité par la direction de course, s’est dérouté pour passer à portée de voix et s’assurer que tout allait bien pour le solitaire. Ce qui est le cas. S’il n’arrive pas à réparer, il prendra son mal en patience et ralliera les Antilles « à la main » en se ménageant des pauses de sommeil entre 2 session de barre…
Régate océanique au coude à coude !
Pour les autres concurrents, la course garde son rythme avec, en tête de flotte des doubles Performance, un top 5 se tient en 35 milles ! La régate entre eux est intense depuis le départ de Madère et il y a fort à parier qu’elle le restera jusqu’à l’arrivée au Marin !
En solitaire Performance, Alex Ozon (Team 2 Choc) a ce matin plus de 285 milles d’avance sur ses poursuivants qui eux naviguent à vue ! Philippe Benaben (Platypus) et Arnaud Bracq (Diablo) sont au coude à coude, suivis à moins de 2 milles par Henri Laurent (Sailgrib) !
Avantage « H Plus » pour les Méditerranéens, Team NRP n’est qu’à une 40aine de milles et il leur reste plus de 1000 encore à négocier !
En croiseur, Ann-Pascal Roelandts (La Fauvette) tuent toujours tête à ses deux poursuivants les plus proches… Jean-Yves Bonsergent (Obane) et Alexandre Lajeunesse (Cohésion Internationale) de plus en plus proches et un brin plus rapides qu’elle, mais quelle très belle course quoi qu’il arrive ! Hâte qu’elle nous la raconte )
Emmanuel Ungaran et Nicolas Peyron, le duo de Chaac sont à un peu plus de 1200 milles de l’arrivée.
En queue de peloton Olivier Hausheer (Marimar) a rattrapé hier Jean-Paul Forêt (Phantasm II) et sa magnifique tortue, attendus autour du 19 février au Marin !
Croisement entre Platypus et Diablo après 11 jours de course !