édition 2024 - 2025 La Turballe - Marseille - Madère - Martinique

Mots du large 2 février

La météo se calme, les plumes se délient ;-)

Noël Racine et Ludovic Sénéchal (Foggy Dew)
Un petit bonjour de Foggy Dew qui s’est amusé hier à faire un petit speed test avec notre ami Alex sûr Sapristi
On profite du temps plus tranquille pour remettre en état tous les petits soucis matériels rencontrés
Noël

Patrick Morvan et Guillaume Pinta (Team BFR Marée Haute)
Bonjour à tous,
Dernier quart de la nuit, mais comme il pleut je le fais à l'intérieur ou il pleut aussi sur ma tête et mon écran.
Sans être radieuse la journée d'hier fut belle, grise et encore en ciré. Le vent va mollir doucement et progressivement dans la journée.
Les nuits sont longues et partagées en cinq quarts de 2h30 à 3h.
Le dernier routage nous propose de continuer notre bord tribord amure toute la journée : empannage ce soir pour faire route sur la Martinique.
Nous espérons que les zozos qui ont choisi de rentrer dans la molle vont y rester le temps qu'on les dépasse, et que nous n'aurons pas fait toute cette route supplémentaire pour rien : verdict dans 2 à 3 jours.
Tout va bien à bord mais l'on échangerait bien nos cirés contre des t-shirts : ça va venir !
Bises à tous
P&G

Olivier Hausheer et Christian Zaugg (Marimar IV)
Mardi 1 février
Depuis notre empannage de lundi après-midi, nous ne rencontrons ni n’entendons plus personne. C’est à croire que nous sommes les seuls à reprendre un peu de sud. Avons-nous fait une grosse boulette ? Sous GV arisée et génois médium, nous encaissons un vent constamment bien en dessus des 25 nœuds.
Vers 6h GMT, nous retrouvons la latitude du port de Madère. Les conditions restent assez soutenues, avec une mer plutôt désordonnée, mais on prévoit une route plus confortable par la suite.
« Quelle heure est-il Madame Persil ? »
« Euh, pour vous répondre, nous allons devoir faire une petite révision des fuseaux horaires. Vous savez que le tour d’un cercle fait 360°, et que notre Terre tourne sur elle-même en 24 heures. Si nous divisons 360° par 24, nous trouvons 15°. Alors que, maintenant, nous avons dépassé les 30 degrés de longitude ouest, nous avons une « heure solaire » comprise entre GMT -2 et GMT -3. Là, vous me posez la question alors que l’horloge du bord indique 11h30 GMT, alors il est, soit 9h30, soit 8h30 du point de vue du soleil. À vous de choisir. Mais il est encore un peu tôt pour préparer le dîner (oui, bon, le déjeuner en France) ».
« Merci Madame Persil, c’est très clair ! ».
Une journée grisaille, avec une mer un peu désordonnée. Nous poursuivons notre petit bonhomme de chemin. Tout va bien à bord.
Voilier MARIMAR IV, cagnard 243, 15h30 GMT ; position : 32°27 N ; 25°37 W

Bernard Graffan et Bertrand Fourmon (Oxygen) 
Bonjour les amis !!
A bord d’Oxygen tout va bien départ le 29 Am 15h20 1ère et deuxième journée très ventée malgré ce que disait les fichiers météo 15/20nds en fait nous avons eu 27 à 35 nds !!! Avec une mer très agitée !! Nous mettons encore nos habits chauds ! Pas de plus heureusement. Jour 2 panne du pilote automatique ????!! Il ne fonctionnait plus moitié tribord. Recherche d’abord Pb électronique, on a tout réinitialisé RAS panne mécanique ? En fait, déplacement d’un axe sur lequel le vérin électrique est fixé. On a pu réparer ouf !  Car sans pilote pas question de continuer. On a même pensé se dérouter vers les Açores ! Tout est ok maintenant.
1ère partie de la course avec spi lourd et 1 ris dans la GV. Cet am le vent a un peu molli 20/25nds et Oxygen a retrouvé ses habits du dimanche grand-voile haute et grand spi !!
Maintenant, le rythme est pris. Quart toute les 2 heures sauf en journée ou chacun s’adapte à l’autre. J’ai eu le mal de mer la première nuit Bertrand la nuit dernière et ce matin tout est rentré dans l’ordre !
Bonne ambiance à bord ! Question repas on reprend une alimentation normale.
Je pense bien à vous dans votre lit douillet ! Mais ç’a on l’a voulu (rire) me diriez-vous
Eh oui mais on adore !!
Milles bises d’Oxygen
Bernard et Bertrand

Pierrick Penven (Zephyrin)
Vive le Spectra !
Voilà une petite image de mon pied de mat. Il y a 2 jours les Acores me tentaient bien. Maintenant les conditions sont bien meilleures. C'est les vacances ! Avant la suite du menu...

Philippe Triem (Phu Cam) à deux doigts de l’abandon hier… en course aujourd’hui !
Quelques nouvelles du front, bien que dans le contexte ça prête à sourire…
La journée est douce, le soleil chauffe la peau, la mer sereine et le bateau file à 9 nds vers son destin. Ça fait du bien de troquer les écoutes pour la plume. Le contraste avec les jours précédents est saisissant et le bien-être qu’il procure n’a d’égal que la dureté de ces 2 premiers jours et nuit.
Je suis parti dans cette transat la fleur au fusil comme en 14. J’imaginais de longs surfs dans les alizés ayant à choisir entre une route sud et … une route sud.
Il en fut autrement.
Mauvais départ ou une cocotte 20 mètres après la ligne va me faire admirer les jolies poupes de la flotte.
Et puis la première nuit ou je vais barrer 50% du temps avec mon grand spi et qui se finira, après quels départs au lof en un départ à l’abatée dans les règles de l’art…. Heureusement rien de cassé ni l’homme ni le bateau, mais un peu calmé quand même. La nuit suivante, après avoir essayé de récupérer je remets le couvert sous spi lourd de nuit avec des vitesses jamais atteintes avec mon bateau, c’était dur mais grisant, jusqu’à ce que ce qui devait arriver arriva, départ à l’abatée d’une violence extrême dont je sors sonné ayant eu un petit bonjour du palan de grand-voile me caressant le visage lors de son passage. La vitesse a un prix qu’on ne connaît que lorsqu’on passe la caisse, Bilan des courses le spi lourd déchiré, le génois en lambeaux, et surtout la barre de liaison dès safrans parterre et un safran qui dit M… à l’autre pour une métaphore ophtalmologique et… cerise sur le gâteau le pilote nke qui ne fonctionne plus et le pilote secondaire non plus… Et bien, voyez-vous il y a des moments où on se sent seul au monde, particulièrement la nuit à plusieurs centaines Miles des côtes.
Au départ je me suis dit la barre de liaison a cassé j’en ai une autre ! Oui mais ; ce n’est pas la barre de liaison qui a lâché c’est la rotule, et ça je n’avais pas…. J’ai appelé la direction de course pour prévenir notre cher Mico et leur dire que je déciderai le lendemain matin. Je voyais déjà un détournement aux Açores ou à Madère ou aux Canaries… je me disais que la course était finie et il me restait à abandonner et trouver une solution pour rentrer. Une bonne étoile me donna l’idée d’appeler Olivier de Grassi bateau. Il  les connaît bien les Sun Fast 3600 Olivier, puisqu’il les vends et figurez-vous que l’ homme, que dis-je un homme, un génie, eu la brillante idée de me suggérer comment je pourrais réparer si j’avais un simple boulon qui pourrait remplacer l’axe sectionné et qui tenait ensemble la barre de liaison, le safran et la barre de pilote….je n’avais pas de boulon de cette taille… mais grâce à lui j’ai récupéré une partie de l’axe sectionné et avec du Grey Tape et du Dynema j’ai fini par faire marcher les safrans ensemble, je vous passe les détails, mais le tout ou presque était opérationnel Sauf le pilote principal qui finalement repartira !
Le lendemain j’étais rincé, j’ai navigué sans sortir un spi heureux de pouvoir continuer la course…
C’était hier, alors je goûte aujourd’hui la saveur d’une belle journée de voile. La Transquadra de sel et des larmes et surtout belle une aventure humaine.

Xavier Gignoux et Franck Aussedat (Greengo)
On ne change pas un homme, même dans l’adversité au large... :-)

Après 3 jours fatigants, on peut enfin reprendre un peu notre souffle.
Mon partenaire d’aventure dans cette Transquadra est un chef d’entreprise
Alors qu’il se repose, masque sur les yeux dans la bannette devant la table à carte, il me demande de lire ses mails du boulot et me fait ses commentaires comme s’il parlait à sa secrétaire qui prend des notes.
Mais merde, je suis aussi mon d’entreprise, pas sa secrétaire !
On ne se refait pas.
Je ne signe pas, mais ceux qui nous connaissent, seront reconnaître celui qui est allongé sur la bannette
Greengo 247